Le discours du Trône, ouvrant la seconde session du 41e Parlement du Canada, a très bien débuté pour ensuite se terminer sur une moins bonne note.  Le discours avait fait l'objet de rumeurs, selon lesquelles il ferait état de l'engagement du gouvernement à établir un ordre du jour orienté vers l’intérêt des consommateurs. Il n’a toutefois pas su fournir des engagements suffisant pour assurer la protection des consommateurs et des détaillants dans plusieurs domaines cruciaux.

La bonne nouvelle est que le discours a signalé plusieurs projets en faveur des détaillants. Il établit notamment une règle d'échange un-pour-un lors de la mise en place de nouveaux règlements (pour chaque nouveau règlement, un règlement doit être aboli), des mesures législatives visant l’équilibre budgétaire, indiquant ainsi l’engagement du gouvernement envers la responsabilité financière. Le gouvernement s’est également engagé à améliorer la reconnaissance des titres de compétence des travailleurs qualifiés dans l'ensemble du Canada, favorisant ainsi la libre circulation des travailleurs (pensons, par exemple, aux professionnels de la prévention des pertes). Le discours du trône a aussi fait état du besoin d'éliminer les différences géographiques de prix (nous espérons ici que la volonté du gouvernement est de soutenir les détaillants et de contribuer à s'assurer que les fournisseurs n'exercent aucune discrimination dans la vente de produits aux détaillants canadiens).

La moins bonne nouvelle est que, dans le discours, le gouvernement a reconnu le droit des Canadiens à connaître le coût réel d'un paiement par carte de débit ou par carte de crédit.  Le CCCD est satisfait que le gouvernement reconnaisse le besoin de s'occuper de la question des frais élevés de cartes de crédit pour les marchands et il ne fait aucun doute que les consommateurs et les détaillants canadiens en ont assez des frais cachés.  Cela dit, le simple fait d'informer les gens du montant superflu qu'ils paient ne résout pas le problème.  On doit réellement passer à l'action en ce qui a trait à ce problème.  Surveillez les mises à jour du CCCD afin de savoir comment les détaillants peuvent nous aider à contribuer favoriser un plafonnement des frais d'interchange.

Avec votre aide, le CCCD continuera de lutter sans relâche pour s'assurer que les frais imposés aux commerçants soient limités.  Plus de 36 pays dans le monde ont utilisé des règlements pour le plafonnement de ces coûts.