Le CCCD demande au gouvernement du Canada de reconsidérer les changements prévus au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET)

Le Conseil canadien du commerce de détail (CCCD) est membre d’une coalition qui a fait parvenir une lettre au ministre de l’Emploi et du Développement social, Jason Kenney, et au ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration, Chris Alexander, le 8 décembre dernier à 11 h.

Sont membres de cette coalition le Conseil canadien du commerce de détail, Restaurants Canada, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante et l’Association de l’industrie touristique du Canada.

En concertation avec ses membres, le CCCD concentrera ses efforts sur trois enjeux formulés dans le cadre des recommandations de la coalition, soit :

  • Certains membres du CCCD font appel au Programme des travailleurs étrangers temporaires pour assurer la continuité de leurs activités dans des situations bien précises. Par exemple, dans un marché surchauffé comme à Fort McMurray, la main-d’œuvre locale n’est tout simplement pas disponible, en particulier pour pourvoir les postes moins qualifiés. Afin que les commerces demeurent ouverts et servent le public, il est impératif que les détaillants puissent compter sur d’autres sources de main-d’œuvre.
    • La coalition recommande de réaliser une étude nationale sur les besoins du marché du travail dans les catégories professionnelles moins qualifiées – tout particulièrement dans les marchés en surchauffe.
    • Mener une enquête approfondie auprès des Canadiennes et des Canadiens au chômage pour mieux comprendre leurs restrictions sur les plans de la mobilité et de la disponibilité à travailler en fonction d’un horaire varié et dans différents secteurs.
  • Le CCCD appuie sans réserve la demande faite par la coalition au gouvernement de maintenir indéfiniment le plafond des travailleurs étrangers temporaires à 30 % des effectifs dans une entreprise. Réduire cette limite à 20 % en 2015, puis à 10 % en 2016 entraînera tout simplement un manque de main-d’œuvre pour couvrir les besoins opérationnels de base d’un commerce. Un effet non désiré de ces modifications pourrait donc être que les commerces soient tout simplement obligés de fermer.
  • Le CCCD appuie sans réserve la proposition d’un Code de conduite pour employeurs utilisant le PTET. Ce Code décrirait les nombreuses responsabilités que les employeurs acceptent d’assumer lorsqu’ils font appel au programme. Les employeurs remettraient un document signé à chaque travailleur et au gouvernement. Ce document pourrait donner un aperçu, entre autres, des éléments suivants :
    • le salaire promis, les avantages et les conditions de travail;
    • des précisions sur tout logement fourni par l’employeur, notamment sur les normes qui devront être respectées à cet égard;
    • un mécanisme interne de résolution de conflits pour les employeurs et les employés qui soit clair et la possibilité de recourir aux services du gouvernement ou d’organismes d’appui aux immigrants en cas d’impasse;
    • la possibilité de changer d’employeur si les obligations ne sont pas respectées.

Si vous avez des questions ou des préoccupations, n’hésitez pas à communiquer avec Susie Grynol, Vice-présidente, Relations avec le gouvernement fédéral au [email protected] ou au 613 656-7901.