Les gouvernements de l'ensemble du Canada désirent inciter les entreprises du commerce de détail à assumer une plus grande part de responsabilité pour le financement et la gestion des programmes de recyclage. Les gouvernements se concentrent actuellement sur le recyclage des pneus, des huiles usées, de la peinture, de l'électronique, du papier imprimé et des emballages. Les ministres de l'Environnement des provinces canadiennes prévoient également, au cours des prochaines années, poursuivre leurs travaux, notamment en ce qui concerne la catégorie des textiles.

Donner la responsabilité des programmes de recyclage à notre secteur n'est pas une si mauvaise idée.  Les programmes gérés par les industries sont habituellement plus rentables que ceux des gouvernements. Cela dit, les coûts associés à ces programmes doivent être surveillés, peu importe qui en est responsable.  Au Canada, nous avons déjà plus de 75 programmes de recyclage dans l'ensemble du pays et le CCCD travaille sans relâche pour limiter les coûts et s'assurer que les exigences de communication des données envers les membres soient claires et efficaces.

Ajoutons, pour clarifier, que le gouvernement a effectivement un rôle important et continu à jouer en ce qui a trait au recyclage.  Par exemple, au Québec, l'une des priorités actuelles est la question des « matières orphelines ».  Il s'agit des produits placés dans le bac de recyclage qui ne sont pas entièrement recyclables (et soyons honnêtes, nous avons tous déjà déposé quelque chose dans le bac sans s'être d'abord assuré qu'il y avait sa place).
Le Québec souhaite que le secteur du commerce de détail paie pour la manutention de ces matières, c’est-à-dire les coûts du reclassement des matières et leur élimination appropriée.  Plutôt que de discuter de ceux qui vont payer ces frais, pourquoi ne pas éliminer le problème à la source?  Le CCCD demande au gouvernement d'investir dans une campagne éducative pour aider les consommateurs à comprendre ce que les pratiques de recyclage inappropriées impliquent et les coûts qui en découlent.

En C.-B., bien qu’il ne soit pas possible, en raison de la législation existante, d’exempter les petits détaillants et les petites entreprises de l’ensemble des obligations administratives liées au programme Multi Material B.C. (MMBC), le CCCD a proposé de développer une approche afin d’alléger la lourdeur administrative pour les petits détaillants. Cette approche se décline de la façon suivante :

  • Pour les détaillants dont les revenus sont inférieurs à un million de dollars ou qui produisent  moins d'une tonne d'emballage et de papier imprimé  ou qui exploitent un point de vente unique et ne font donc pas partie d'une chaîne, d’une franchise ou d'une marque : le CCCD a suggéré qu’ils fassent une déclaration annuelle afin de prouver qu’ils remplissent l’un de ces critères et paient un montant fixe annuel (environ 150 $) de frais administratifs.
  • Pour les détaillants produisant entre une et 2,5 tonnes de matière : le CCCD a suggéré qu’ils fassent une déclaration annuelle afin de prouver qu’ils remplissent ce critère et paient un montant fixe annuel (environ 550 $).
  • Pour les détaillants produisant entre 2,5 et 5 tonnes de matière : le CCCD a suggéré qu’ils fassent une déclaration annuelle afin de prouver qu’ils remplissent ce critère et paient un montant fixe annuel (environ 1200 $).
  • Les détaillants produisant plus de 5 tonnes de matières devront remplir l’ensemble des obligations prévues par le programme afin que le programme.

Nous vous tiendrons au courant des développements.

Le recyclage est la responsabilité de tous.  Le CCCD fait équipe avec les gouvernements, les organismes de gestion des matières résiduelles et ses membres afin d'harmoniser les programmes, de limiter les coûts et d'agir de façon judicieuse en ce qui a trait à la gestion des ressources actuelles pour assurer la croissance future.