Les détaillants ne paieront pas pour la consignation des bouteilles de vin

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7 Mai, 2015

Il est faux de dire que les Villes paient pour la collecte sélective.  Les détaillants rappellent qu’en vertu du principe de la responsabilité élargie des producteurs ce sont les entreprises, comme la SAQ, les manufacturiers et les détaillants, qui paient pour la collecte sélective.  Le système en place est donc financé à 100 % par eux et non par les Villes. Les détaillants souhaitent envoyer un message clair aux Villes dans le débat sur la consignation des bouteilles de vin : ils ne payeront pas pour l’élargissement du système de consigne.

Le Conseil canadien du commerce de détail (CCCD) tient également à rappeler que le système actuel repose entièrement sur les détaillants, qui doivent déjà gérer les frais de consignation, la manutention et le tri des contenants vides en aluminium et en plastiques, en plus du verre. « La consigne est un système de récupération dépassé, qui a été mis en place alors que la collecte sélective telle que nous la connaissons aujourd’hui n’existait pas. Plutôt que de moderniser ce système, nous devons sortir la consigne des magasins et transférer les matières qui y sont assujetties vers le bac, le système de récupération par excellence des Québécois, d’autant que cela abaisserait les coûts de la collecte sélective, que les entreprises paient déjà », de déclarer Nathalie St-Pierre, Vice-présidente Développement durable et Québec au CCCD. « Si on doit investir, il faut plutôt le faire en améliorant la capacité des centres de tri à gérer le verre. »

D’ailleurs, si les Villes souhaitent la consignation des bouteilles de vin, cela nécessitera la mise en place de centres de dépôt à travers le Québec. « Les Villes seront-elles satisfaites si elles se retrouvent avec des équipements de collecte du verre sur le coin des rues comme le propose Poste Canada pour le courrier ? Seront-elles satisfaites de voir les gens se déplacer en voiture pour aller déposer dans des lieux publics le verre, avec les problèmes que cela engendrera ? Il serait sage qu’elles y pensent avant de refuser le verre dans la collecte sélective », d’ajouter Mme St-Pierre.

On évalue à 27 millions de dollars le montant qui devra être déboursé annuellement pour les frais d’exploitation de ces dépôts. «  Finalement, ce sont les consommateurs qui vont payer, car il faudra bien financer ces dépôts. Mais les Villes risquent également de devoir payer pour assurer l’entretien autour des dépôts qui devront être mis en place » d’indiquer Mme St-Pierre.

Enfin, le CCCD tient également à souligner que d’autres contenants de verre sont actuellement déposés dans le bac et que le problème, si problème il y a, ne sera pas réglé avec la seule consignation des bouteilles de vin.  « Non seulement faudra-t-il composer avec le verre des bouteilles de vin, mais également avec celui des autres contenants de verre, ce qui demandera un changement profond dans les comportements des consommateurs, qui sont maintenant habitués de les mettre dans le bac. On risque de se retrouver avec des taux de recyclage beaucoup moins bons et des coûts additionnels pour les Villes et les consommateurs », de conclure Mme St-Pierre.

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À propos du Conseil canadien du commerce de détail :

Le Conseil canadien du commerce de détail (CCCD) est la voix des détaillants au Canada. Il représente plus de 45 000 commerces de tous types, notamment des grands magasins, des magasins spécialisés, des magasins à rabais, des magasins indépendants et des détaillants en ligne. Les membres du CCCD ont une offre diversifiée de produits, allant des articles d’usage courant aux produits d’épicerie et de pharmacie. Ils sont responsables de plus de 75 % des ventes au détail réalisées au Canada. Le CCCD est un ardent défenseur du commerce de détail au Canada et collabore avec l’ensemble des paliers de gouvernement et d’autres parties prenantes dans le but de favoriser la croissance de l’emploi et les possibilités de carrière dans le commerce de détail, de promouvoir et de soutenir les investissements du secteur du détail dans les communautés canadiennes ainsi que d’améliorer l’offre de produits proposée aux consommateurs et la compétitivité de l’industrie. Le CCCD propose à ses membres une vaste gamme de services et de programmes, notamment dans les domaines de l’éducation et de la formation, de l’étalonnage et des meilleures pratiques, du réseautage, de la représentation et de l’information relative à l’industrie.

Renseignements :

Maxime P. Leduc
Coordonnateur, Communications et politiques publiques
Conseil canadien du commerce de détail
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514-449-3008