Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a annoncé qu’il fera passer le salaire minimum de la province de 10,65 $ à 11,00 $ l’heure le 1er avril 2017. Toute augmentation subséquente du salaire minimum sera déterminée en fonction du taux d’inflation.

Objectif

Toute augmentation du salaire minimum devrait être établie en fonction de l’augmentation de l’indice des prix à la consommation (IPC) de l’année précédente.

Situation actuelle :

Cette annonce représente la dernière étape vers la réalisation de la promesse électorale faite par le Parti libéral de porter le salaire minimum à 11,00 $ l’heure. Cette promesse comprenait aussi l’engagement d’établir toute augmentation subséquente du salaire minimum en fonction du taux d’inflation.

Comme il s’agit d’une promesse électorale, les consultations sur le salaire minimum ont été minimales avec les acteurs de l’industrie depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement libéral. Lors d’échanges avec des représentants du bureau du premier ministre Gallant, le CCCD a appris que le gouvernement compte adopter, d’ici le 1er avril 2017, un mécanisme qui lui permettra d’établir les augmentations du salaire minimum en fonction du taux d’inflation.

Contexte :

Le CCCD a félicité le gouvernement du Nouveau-Brunswick pour sa décision de lier les augmentations du salaire minimum au taux d’inflation. Cependant, le CCCD continue de lui rappeler sa position à ce sujet, à savoir que toute augmentation du salaire minimum devrait être établie en fonction de l’augmentation de l’IPC de l’année précédente. Une telle approche permettrait l’harmonisation du mécanisme utilisé au Nouveau-Brunswick avec celui employé dans la province voisine de la Nouvelle-Écosse.

En Nouvelle-Écosse, le salaire minimum est actuellement de 10,70 $ l’heure, et il augmentera en fonction de l’IPC le 1er avril 2017. À l’Île-du-Prince-Édouard, le salaire minimum est passé à 11,00 $ en 2016, et les augmentations du salaire minimum n’y sont pas établies en fonction du taux d’inflation.

Dans le cadre d’une démarche visant à assurer une plus grande harmonisation réglementaire entre les provinces maritimes, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard ont tous adopté la même date (le 1er avril chaque année) pour la mise en œuvre des augmentations du salaire minimum.

Le CCCD a rencontré le chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, à ce sujet alors qu’il était chef de l’opposition. À l’époque, il s’était montré intéressé par la position du CCCD, qui soutenait comme aujourd’hui que toute augmentation du salaire minimum devrait être établie en fonction de l’augmentation de l’IPC de l’année précédente.

Le CCCD a réussi à convaincre le gouvernement de la Nouvelle-Écosse d’établir les augmentations du salaire minimum en fonction de l’augmentation de l’IPC de l’année précédente. Le CCCD cite le modèle de la Nouvelle-Écosse comme un exemple positif de la façon dont les autres provinces devraient déterminer les augmentations de leur salaire minimum.

Prochaines étapes :

Le CCCD poursuivra ses représentations en faveur d’une politique prévisible liant toute augmentation du salaire minimum à l’IPC, ce qui permettrait d’assurer la mise en œuvre d’une politique prévisible et affranchie des préoccupations électoralistes.

Si vous avez des questions ou des préoccupations, n’hésitez pas à communiquer avec Jim Cormier, Directeur (Canada atlantique), à [email protected] ou au 902 422-4144