Les détaillants sont déçus : les consommateurs devront payer 50 % des coûts, soit 11 M$ par année

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13 Décembre, 2013

Montréal, le 13 décembre 2013 – Le Conseil canadien du commerce de détail (le Conseil) est déçu des modalités prévues au Règlement modifiant le Règlement sur la compensation pour les services municipaux fournis en vue d’assurer la récupération et la valorisation de matières résiduelles, adopté aujourd’hui par le gouvernement du Québec. Dans sa forme finale, ce règlement fait payer aux consommateurs et aux entreprises 50 %  des frais associés à la gestion de matières qui ne sont pas assujetties au régime de compensation, comme les grille-pain, les lumières de Noël, les chaises de plastique, les boyaux d’arrosage, la céramique, les chaussures et les vêtements, mais qui se retrouvent malheureusement dans le système de collecte sélective.

« La présence de ces matières dans le bac est principalement reliée au manque de sensibilisation auprès de la population de la part des autorités », souligne Nathalie St-Pierre, Vice-présidente développement durable et Québec du Conseil.

Les membres du Conseil comprennent l’importance d’assurer le financement des services de collecte, de transport, de tri et de conditionnement des matières recyclables, offerts partout à travers le Québec. Qui plus est, depuis de nombreuses années, les détaillants investissent pour réduire les contenants et emballages.  Ils financent, des travaux en recherche et développement afin que les contenants et emballages puissent être réutilisés plus facilement. 

Dans ce contexte, le Conseil estime qu’il est injuste de faire payer aux consommateurs et aux entreprises les frais reliés à la gestion des matières qui ne sont pas des contenants et des emballages. « Les entreprises payent déjà 100% des coûts associés aux matières qu'elles produisent qui se retrouvent dans le bac, et ce, sans en contrôler la gestion. Il nous apparait totalement inéquitable que les entreprises paient également pour les lacunes d’un système qu'elles ne peuvent pas modifier », poursuit Mme St-Pierre.

«  Le règlement actuel est un fardeau économique important qui se retrouve à être payé par les consommateurs et les entreprises, ce qui est décevant.  De plus, dans l’environnement très compétitif dans lequel les détaillants se retrouvent, ces dépenses additionnelles viennent réduire leur capacité à investir au Québec. Nous souhaitons que les municipalités et le gouvernement travaillent avec nous afin de trouver des solutions rapidement », de conclure Mme St-Pierre.

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Pour plus d’information :
Maxime-P. Leduc
Coordonnateur aux communications et analyste en politiques publiques
Conseil canadien du commerce de détail
(514) 449-3008
[email protected]